Le marché « italien » de Briançon

MDBBillet d’humeur de Nicolas Faure, membre du bureau départemental, ex candidat suppléant aux législatives 2017 (2eme circonscription)

J’ai déjà remarqué que les marchands de fruits et légumes parlent de plus en plus italien, au fil des ans, sur le marché de Briançon et en tant que briançonnais très attaché à mon marché ce phénomène m’intrigue. Les vendeurs de fruits et légumes bien de chez nous se font quant à eux de plus en plus rares lors des marchés hebdomadaires du mercredi et du dimanche.
A y regarder de plus près et après avoir parler avec certains d’entre eux voilà l’explication :
Les commerçants italiens paient leurs charges en Italie, et elle sont beaucoup plus basses qu’en France.
Pour les dépenses de personnel, le SMIC italien n’existe même pas alors que le SMIC français est un des plus élevé d’Europe.

Concernant la pression fiscale, notons que selon les experts de l’OCDE 30% de la production de richesses italienne est constituée par l’économie souterraine et que le taux de prélèvement obligatoire en Italie s’élève à 43 % du PIB contre 47 % en France.
En conclusion, nous pouvons dire que les maraîchers français subissent de plein fouet la concurrence déloyale de nos voisins italiens et ce dans l’indifférence générale des pouvoirs publics. Ces derniers laissent mourir les acteurs de la filière maraîchère au nom de l’idéologie libérale et mercantile de l’Union Européenne qui nous est présentée depuis 1992 comme l’instrument de l’amélioration des conditions de vie des peuples européens. Dans les faits il n’en n’est rien et c’est même tout le contraire. Chômage, insécurité et immigration massive sont le lot quotidien de notre pays.

Il y a deux solutions que le bon sens devrait inspirer au gouvernement français et à l’Europe : Harmoniser à la hausse les différentes législations ou mettre en place des mesures protectionnistes considérant que toute solution médiane actuellement mise en place est de loin la pire des solutions.

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