Les feuilles d’automne

fn-flammeBillet d’humeur de Martine Lecointre, trésorière de la fédération Front National des Hautes-Alpes.


Avec l’automne arrive la chute des feuilles…d’impôts locaux. Je parle ici pour le Buëch et le Sisteronnais.
En comparant celles de l’année précédente avec celles de 2017, je constate quelques petites différences.
Déjà, légère revalorisation des bases locatives. C’est normal me direz vous, puisque l’État les revalorise chaque année via la loi de finances. Notez bien par ailleurs que nous avons intégré la communauté de communes du Sisteronnais. L’année dernière, au niveau de l’interco, pas de variation des taux. Cette année, oui, pour ce qui est de la taxe d’habitation. 2,05%. Idem 1/2 point environ pour la taxe foncière, pour la part départementale.


D’ici peu, je vous fiche mon billet (ça vous rappelle quelque chose?) que nous verrons une augmentation pour financer l’accueil des migrants. Eh oui, ils sont visibles maintenant dans le département! Et puis, dernière petite nouveauté : une nouvelle colonne pour provisionner des dépenses de réfection de digues! Nos amis laragnais vont être contents! Je suis convaincue qu’ils cracheront au bassinet, compte tenu de l’audit qui avait été réalisé par le SMIGIBA en 2012/2013, de mémoire, et qui avait mis en évidence le mauvais état du lit du Buëch, fragilisé par les prélèvements de sable, et des digues! Cela s’appelle la taxe GEMAPI. Petit cadeau de l’État aux collectivités territoriales, le transfert de cette compétence qui lui revenait avant.

Certains étaient déjà contents de ne bientôt plus payer de taxe d’habitation (encore que, ils ne seront pas 80%). Eh bien non! À partir du 1er janvier 2018, cette nouvelle taxe entrera en vigueur, tout est prêt, il n’y a plus qu’à en fixer l’assiette et le taux! Tous les fleuves, rivières ou torrents qui ont une fâcheuse tendance à déborder seront concernés. Les riverains ne seront peut être pas les seuls a y être assujettis, peut être s’y ajouteront les populations incluses dans les bassins versants ? Non seulement les maires voient leurs dotations baisser, leurs recettes de fiscalité locale amputées, mais ils doivent aussi assumer la mise en oeuvre de cette taxe, sous peine de voir leur responsabilité engagée en cas de sinistre sur leur commune, avec l’obligation de devenir leur propre assureur. Elle est pas belle, la vie?

Publicités